la roche-en-brenil

 

EGLISE DE

LA ROCHE-EN-BRENIL

OUVERTURE

L'église Saint Alban de La Roche-en-Brenil  est ouverte en juillet et août le samedi de 15 à 18 heures.
L'église a pris son aspect actuel au siècle dernier avec la participation du comte Charles de Montalembert et de la commune.
A voir : les vitraux du choeur
dans le choeur, une Vierge en bois doré du XVIIème, une statue en pierre de saint Alban XIVème et un Christ en bois du XIIIème
à gauche dans le transept une plaques à la mémoire de Charles de Montalembert
un gisant représentant Jean II de Crépy près de l'autel du Sacré-Coeur à gauche du choeur           
et à l'extérieur devant la porte une croix surmontant une pierre des morts sur laquelle étaient déposés les cercueils avant leur entrée dans l'église.

                                                             ( d'après André Perrotin – L'église de La Roche-en-Brenil)

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HISTOIRE DE LA ROCHE-EN-BRENIL

La Roche-en-Brenil, Roca de Brunim ou Roche-en-Breny
existait au IXe siècle. Elle fit suite à des forges romaines établies en ce lieu. La Roche est mentionné au temps de Charles le Chauve (823-877). L'évêché d'Autun y avait fait construire une église.
En 1239, La Roche devient "De Roca de Brunim", ensuite, en 1257 "La Roche de Bregniz", en 1377 "La Roche de Bregniz", en 1397 "La Roche de Brenin", en 1442 "La Roche de Breny", en 1461 "La Roche en Brenin", au XVIIIe siècle et jusqu'à 1830 on écrivait "La Roche en Breny".
Cette vaste commune a pour superficie 5085 ha et une altitude moyenne de 417 m.
Elle tire son nom de la présence de nombreuses roches sur lesquelles ce bourg est bâti et la vaste forêt de Brenil (breny). Elle est traversée par les rivières de l'Argentalet et du Tournesac.
Autrefois, le bourg était clos de murs et on y pénétrait par deux portes.
En 731, les Sarrasins, ayant mis Saulieu à sac, détruisirent complètement la bourgade. En 1806, un incendie le détruisit presque entièrement.

Sous la féodalité, La Roche était le siège d'une antique baronnie mouvante du duché de Bourgogne. Elle comprenait la paroisse entière et une partie de Molphey et de Saint Germain-de-Modéon.

Le château, bâti au XIIe siècle, fut reconstruit au cours des XVIe et XVIIe siècles. Courtépée y situe une ancienne motte féodale qui aurait été celle de l'ancienne maison forte de La Roche. Au sire de La Roche appartenait la haute, moyenne et basse justice, comprenant tous les cas, tant au civil qu'au criminel, jusqu'au dernier supplice inclusivement.

L'église de la Roche
était placée au milieu du cimetière. Depuis 1898, on a cessé d'inhumer près de l'église en utilisant le nouveau cimetière.
La paroisse est très ancienne.
Dès le IXe siècle, il en est fait mention.
Le patronage de la cure appartenait primitivement à l'évêché d'Autun qui en conféra par la suite le bénéfice au chapitre de Thil, lequel en a joui jusqu'en 1688.

L'église du XIIIe siècle est placée sous le vocalbe de Saint Alban, qui fut le premier martyr d'Angleterre.
Son choeur est la partie la plus ancienne. Son clocher a été bâti sur la portail ouest en 1861.
Les deux chapelles de l'église portaient en 1657 les noms suivants : celle à droite du choeur "Chapelle du Rosaire", celle à gauche du choeur "Chapelle de Notre Dame".
La chapelle dite "Chapelle des Seigneurs" adossée au choeur, est moins ancienne que l'église. Elle a été édifiée, selon l'abbé Claude Bernard (curé de La roche de 1906 à 1940), en 1523 et 1524. Jacques Palatin de Dyo de Montperroux et sa femme Jeanne de La Guiche en seraient les fondateurs. Jacques Palatin de Dyo de Montperroux fit creuser devant l'autel du choeur destiné à sa sépulture et à celle de sa famille.
La pierre tombale reléguée sous le clochet est celle de Jean II de Crépy qui vivait au XIIIe siècle au château de Crépy. La pierre tombale de Jean II de Crépy est classée monument historique depuis le 24 février 1910.

L'église de La Roche a pris son aspect actuel au XIXe siècle.
A partir de 1851, le comte Charles de Montalembert fit restaurer et agrandir la nef.
La commune fit rehausser le clocher.
L'ancienne tour supportant le clocher avait 8,50 m de large, elle fut ramenée à 6 m.
Le poinçon de la nouvelle flèche - à 6 pans - s'éleva à 14,50 m. Une croix de fer forgé de 2,30 m de haut et un poulet furent placés en haut de la flèche. Le 12 février 1865, le maire Gaillardin décida l'installation d'une horloge à trois cadrans dans le clocher (fabriquée à Morez dans le Jura). Notons au passage l'inscription portée sur la grosse cloche : "En l'an de grâce 1835, j'ai été bénite par Didier Maret curé de La Roche en Brenil, Monsieur Thomas étant maire. Cochois Liebaux fondeurs. Claude Pinard Duclos président de fabrique, bienfaiteur de l'église...".

A la restauration de l'église au siècle dernier, le vitrail situé à droite près de l'autel dit "Autel de la Sainte Vierge" et représentant des scènes de la vie de celle-ci, a été édifié en 1894 "par les soins et la piété de M. Charles Poirot".
Le vitrail situé à gauche près de l'Autel du Sacré Coeur, représentant Sainte Elisabeth de Hongrie et Saint Benoit, a été offert par Anne de Merode, femme de Charles de Montalembert.
Aux environs de 1930, l'abbé Claude Bernard découvrit l'ancien vitrail du choeur dans de vieilles caisses. Il le fit restaurer par la maison Jacques Simon de Reims et replacer. On peut lire inscrite dans la pierre l'inscription suivante : "L'an 1931 par les soins de M. l'abbé Claude Bernard, curé de 1904 à 1939 de La Roche en Brenil où il mouru chanoine titulaire de la cathédrale Saint Benigne le 9 avril 1940 dans l'exercice du Saint ministère. Ces vitraux furent tirés de l'oubli, restaurés et remis à leur place".

A gauche dans le transept se trouve une plaque à la mémoire de Charles de Montalembert et une plus récente à la mémoire d'Arthur de Montalembert, mort en déportation en 1944.

Dans le choeur, nous pouvons voir une vierge en bois doré du XVIIe siècle, une statut de Saint Alban du XIVe siècle en pierre et un christ en bois du XIIIe siècle.

Nous pouvons voir, à l'extérieur, devant le porche, une croix surmontant une pierre des morts sur laquelle étaient déposés les cercueils avant leur entrée dans l'église. C'est un des derniers exemplaires de "table des morts", appelée également pierre des morts ou table reposoir. Ces témoins des pratiques mortuaires des siècles passés ont pratiquement tous disparu. Celle de La Roche-en-Brenil est composée de plusieurs pierres disposées horizontalement. Sur l'une d'elles est érigée une croix en bois. Le cercueil du défunt était déposé sur cette pierre avant l'entrée à l'église.

Sur les registres paroissiaux, nous relevons de 1599 à 1800, 70 noms de vicaires...
L'acte le plus ancien date du 10 octobre 1599 et est signé : Conforgien Claude prêtre vicaire à La Roche.

Sources : Saulieu et son canton, Marize Rozerot, Ed. Alan Sutton 2007, ISSN 1355-5723

A VOIR...
La chapelle de Bierre-en-Morvan
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Dernière chapelle entretenue et restaurée de la paroisse de La Roche-en-Brenil.
Elle fut édifiée par le Père Jean Barastier, dernier curé résidant à la cure de La Roche.

Une messe par mois est dite en la chapelle de Bierre-en-Morvan.
Voir calendrier des messes du mois.

ACTUALITES
Juillet-Août : visites les samedis de 14h à 18h.

Horaire des messes : 9h30.

Fréquence : 3 dimanches par mois.

 
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